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2 avril 2009 4 02 /04 /avril /2009 16:33

Magalie que j'ai rencontré sur le forum Bébé Nature (et en vrai par la suite parce que ça a du bon de ce voir aussi en chaire et en os!! ^^) a bien voulu que je copie ici le témoignage de son accouchement à domicile: un magnifique petit Amaury est né il y a 2 mois à peine ^^ :

Amaury, mon
enfant-espérance…

2008.
L’année des bouleversements. Nous décidons de reprendre la direction de nos vies, ne plus nous laisser mener par un quotidien qui nous détruit.

La Salamandre est mise en liquidation, nous partons habiter la « grande maison » à Rumont, notre couple se reconstruit au travers de Vivre et Aimer…

Ton arrivée apparaît alors comme une évidence, un soleil au bout de ce chemin difficile que nous avons entrepris. Mais les difficultés matérielles sont pour le moment encore trop prégnantes, tu grandiras d’abord dans nos têtes et dans nos cœurs.

Avril-Mai
2008.
Tu viens bousculer nos vies, balayer nos doutes. Tu es si pressé de venir en mon sein, par la porte entrouverte tu t’installes aussitôt. Notre joie est grande, mais ne dissipe pas toutes les angoisses… Pendant quelques semaines, tu resteras notre plus beau secret.

Juin 2008.
Un cri d’alarme résonne en moi : je saigne, j’ai peur de te perdre. Une annonce en catastrophe de la grossesse à nos proches, qui nous laissera quelques temps un sentiment d’amertume, de longues journées à la maison, seule…

Je ne peux rien faire d’autre qu’espérer… et tu t’accroches !!

La grossesse se déroule sereinement.

Je travaille jusqu’au bout, faisant même quelques jours supplémentaires afin de m’octroyer un congé maternité idéal.

Nous nous préparons à ta venue avec Catherine, sage-femme libérale spécialisée dans les accouchements à domicile : c’est dans la chaleur et l’intimité de notre foyer que nous souhaitons t’accueillir.

Ton papa, d’abord très réticent à cette idée a su faire sien ce projet et s’impliquer totalement dans la préparation de ta venue. Je l’admire beaucoup pour cela.

Janvier 2009.

Le terme s’approche, je commence à être fatiguée. Et de nombreuses inquiétudes viennent parasiter cette fin de grossesse : la chambre qui n’est pas terminée, la dernière écho qui te montre encore en siège… Angoisses et doutes reprennent le dessus.

Tu vas alors me faire signe : confiance, espérance !

Et jusqu’au moment où tu seras dans mes bras, tu vas prendre ainsi le relais lorsque mes limites, mes craintes me rattrapent.
La suite c'est ici...


30 Janvier.

Les enfants sont rentrés de l’école, la soirée s’annonce tranquille. Je ressens quelques contractions. Depuis deux jours, déjà, je perds le bouchon muqueux.

Kaëlann et Timothée te font un câlin dans mon ventre, peut-être le dernier… et vont se coucher gentiment.

Je revois avec plaisir « Le cercle des poètes disparus », en finissant de ranger du linge. La chambre est prête, la salle de bains aussi, il ne reste que l’étage à nettoyer demain.

22h00.

Les contractions se sont arrêtées, je prends une douche et je me couche.

31 Janvier.

Le travail reprend dans la nuit, plus intense. A 2h30, je sais que tu as entamé ta route jusqu’à nous. Un texto à ta marraine, mon amie, lui permet de nous accompagner par la pensée.

A 3h30, je réveille ton papa, il appelle Catherine pendant que je me love dans un bain chaud.

5h00.

Catherine est arrivée. Je n’arrive pas à me laisser aller pour autant, je suis encore trop dans le contrôle. J’ai du mal à accepter de laisser faire mon corps, ne pas chercher à savoir où on en est, quantifier, mesurer…
Tu bouges beaucoup, je sens tes douces ruades qui accompagnent chaque contraction. Tu es là, avec moi, sur le chemin de notre rencontre.

7h30.

De retour dans notre chambre, Catherine m’examine : 9 de dilatation. Je suis pleine d’espoir, j’ai hâte. Je me sens heureuse, excitée, impatiente.

Les heures suivantes vont me paraître longues et difficiles, car tu ne progresses pas. Les contractions me font une barre dans le dos, je ne supporte pas qu’on me touche.

Tes frères, réveillés, sont venus m’embrasser et regardent à présent un DVD. Ils partiront bientôt jouer chez les voisins. Ton papa est là, présent juste ce qu’il faut, trouvant parfaitement sa place…

J’accompagne chaque contraction d’un grand cri, j’ai mal, je suis fatiguée. Guidée par Catherine, j’arrive à me laisser aller au bord du sommeil, entre deux vagues.


12h00.


Nous en sommes toujours au même point. Je désespère… je me sens en colère, colère de ne pas être capable de t’accompagner, peur de la douleur que je ne contrôle pas, qui me submerge. Catherine me propose de percer la poche des eaux, pour accélérer le travail. Nous nous donnons 1h pour voir une évolution.

12h30.

Je renonce, je me sens incapable d’y arriver. Catherine appelle la maternité, organise mon transfert.

Je me sens vide, vide de forces, vide de courage. Je me déçois, je m’en veux…

Alors, tu prends le relais, profitant de l’activité du départ pour t’engager franchement et me redonner espérance… Nous resterons donc ici.

Les contractions se succèdent, difficiles, douloureuses, c’est ton chemin vers moi que tu crées. Je n’arrive pas trop à t’aider, cherchant encore à comprendre, réfléchir, intellectualiser plutôt que de te laisser me guider.

Et soudain, te voilà. Une sensation de brûlure inouïe, une force de vie qui me traverse. Si intense, et pourtant bien moins douloureux que tout ce qui a précédé… La Puissance de la Vie…

Je trouve instinctivement comment souffler, pousser, t’aider. Je ne contrôle plus, mon corps agit… Et tu nais, tu jaillis hors de moi sur une seule et longue contraction.

13h05.

Amaury, mon bébé-espérance, tu es là !

Et je pleure…ces larmes qui se refusaient à moi au plus fort de la douleur, comme pour me faire bien comprendre que je ne laissais pas assez mes émotions, sensations profondes prendrent possession de moi, jaillissent maintenant, libérées.
Ton papa coupe le cordon : geste hautement symbolique pour lui, car il s’y était toujours refusé pour tes aînés.

15h30.

Catherine s’affaire autour de moi : ton placenta, bien que décollé, ne sort pas. J’essaie de changer de position, mais rien n’y fait.
Je suis fatiguée, j’en ai assez, j’aspire juste à te serrer dans mes bras, qu’on nous laisse tranquille. Mais non, on ne peut rester ainsi, le transfert tant redouté aura bien lieu.

A nouveau, le découragement se fait sentir : après avoir traversé tout cela, se retrouver à la maternité… je redoute de devoir subir leurs protocoles, d’être obligée de rester plusieurs jours là bas.

Pompiers et Samu arrivent, l’animation qu’ils créent me distrait un peu : j’aurais droit à « la totale », le grand jeu est sorti. Petit bonhomme, c’est ton papa qui t’habille et s’occupe de toi. Nous partons tous à Fontainebleau.

17h00.

Je suis prise en charge par la sage-femme que nous avions rencontrée une semaine auparavant. Ce visage connu me rassure, mais si peu...
En arrivant, je fonds en larmes, au bord de la crise de nerfs, désespoir. Avant de m’envoyer au bloc, la s-f veut tenter quelque chose. Elle me sonde la vessie. Aussitôt libérée des litres d’urine qui m’encombraient (j’exagère, mais si peu…), j’expulse immédiatement le placenta.

Mon petit cœur, je te serre à présent contre moi, nous pourrons rentrer à la maison, ensemble deux heures plus tard. Encore une fois, tu m’as apporté l’espérance, la confiance en la Vie qui m’a manqué sur le coup…

19h00.

De retour à Rumont, nous retrouvons nos marques, tes frères nous rejoignent. Catherine s’est éclipsée, nous laissant dans l’intimité de notre nouvelle famille. Je la remercie de tout ce qu’elle a été pour moi, pendant cette extraordinaire journée. Elle poursuivra son accompagnement dans les prochains jours, revenant nous visiter, rassurante et attentionnée.

Les heures, les jours passent, et je te découvre, Amaury, mon bébé.

Mon 3è enfant, et pourtant tout est si différent : tu bouleverses mes repères, je te découvre comme pour une première fois. A nouveau, tu m’obliges à mettre de côté mes « connaissances », mon expérience de la maternité, pour lâcher prise, me laisser aller à te faire pleine confiance, bâtir ensemble une relation nouvelle, unique…

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